Archives de mars 2011

Examen de la proposition de loi visant à instaurer un bouclier rural, le 24 mars à l’Assemblée nationale

Publié le 23 mars 2011

Communiqué de presse du Parti socialiste

Paris, le 23 mars 2011
Communiqué
Germinal Peiro, secrétaire national en charge de l’agriculture et de la ruralité

Un bouclier rural au service de territoires d’avenir : protéger et développer le monde rural.

Les socialistes proposeront à l’Assemblée nationale, le 24 mars 2011, une loi en faveur d’un bouclier rural au service de territoires d’avenir. Quelques jours après le premier tour des élections cantonales, le Parti socialiste appelle les parlementaires de tous bords à voter ce projet pour montrer aux Français qu’ils ont entendu leurs préoccupations et leurs attentes.

L’objectif de cette proposition de loi est double ; il s’agit non seulement de protéger, mais également de développer les territoires ruraux :

1) Protéger des territoires aujourd’hui abandonnés par l’Etat qui n’en finit plus de se désengager et qui a fait de la suppression et de la casse des services publics la seule politique à l’égard du monde rural. Pour oeuvrer en faveur de l’égalité réelle entre territoires, la proposition de loi en faveur d’un bouclier rural fixe comme objectif des temps d’accès minimum vers des services publics essentiels (20 minutes d’une école primaire, 30 minutes d’un service public de l’emploi) et exige l’encadrement de l’installation des médecins sur l’ensemble du territoire afin d’assurer le maintien des services publics de santé.

2) Développer les territoires qui sont un formidable vivier de projets, d’énergies et de promesses pour le pays. A cet effet, la proposition de loi du groupe socialiste propose plusieurs axes d’intervention : un plan national de soutien et de développement d’infrastructures routières, ferroviaires et aériennes au service d’un maillage régulier du territoire, de nouvelles pratiques bancaires, guidées par la transparence, auprès des TPE et des PME, la création de conventions de commerce et d’artisanat rural avec l’Etat, et la couverture de l’ensemble du territoire par le numérique.

Face au gouvernement qui persiste à abandonner des territoires entiers et à exclure des citoyens du pacte républicain, le Parti Socialiste développe un projet alternatif pour agir en faveur d’une solidarité renouvelée, dans le respect des différences territoriales.

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Carte scolaire 2011-2012 : le Ministre persiste et signe

Publié le 10 mars 2011

Le 8 mars dernier au Sénat, j’ai interpellé le ministre de l’Education nationale, M. Luc Chatel, au sujet des inquiétudes suscitées par la carte scolaire 2011-2012 dans la région Limousin. Je vous invite à prendre connaissance de cette question ainsi que de la réponse qui m’a été apportée. Cette dernière reflète parfaitement le décalage qui existe entre l’approche purement comptable et statistique du Gouvernement, et les réalités du terrain.

Ainsi, après avoir rappelé que l’Education nationale devait participer à l’effort collectif national de restriction budgétaire, le Ministre a jugé que la prochaine rentrée scolaire dans notre région se fera dans des “conditions satisfaisantes” et que l’académie de Limoges bénéficiera de “toutes les nouveautés existantes, en lycée général et technologique, mais aussi dans la voie professionnelle”.

Il semblerait donc que cette réalité ait échappé à tout le monde : enseignants, syndicats, parents d’élèves, élus et étudiants… qui manifestent depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, contre les fermetures annoncées de filières et la suppression de postes dans l’académie. Pourtant, selon le Ministre, tout semble aller pour le mieux !

Pour ma part, et malgré ce que le Gouvernement veut bien en dire, je pense réellement qu’avec la politique qui est actuellement menée, les régions rurales sont en voie de désertification éducative !

Compte-rendu des débats du 8 mars 2011 :

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Le Gouvernement français souhaite enterrer la politique de cohésion

Publié le 8 mars 2011

En complément de mon précédent article sur la politique de cohésion, je tiens à vous faire part de mes inquiétudes au sujet du récent rapport remis par les autorités françaises à la Commission européenne, le 10 février dernier, sur l’avenir de la politique régionale européenne (ou politique de cohésion). Dans ce texte, le Gouvernement français fait de la réduction du budget européen dédiée à la politique de cohésion « un objectif prioritaire », alors même que ce budget devrait être le reflet de notre ambition pour l’Europe de demain et nos territoires.

Nous savions que les réflexions qui s’engageaient sur le budget européen après 2013, s’inscrivaient dans un contexte économique difficile et que les débats allaient être houleux. Dès le 18 décembre dernier, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande avaient envoyé à la Commission européenne « la lettre des cinq », préconisant une stagnation des crédits du budget européen, durant la période couverte par le prochain cadre financier pluriannuel 2014-2017.

Cette position avait déjà suscité quelques interrogations quant à la véritable ambition de certains pour l’avenir de l’Europe.

Or, dans son rapport du 10 février, le Gouvernement français confirme cette position et propose même d’aller encore plus loin en demandant une baisse des contributions des États membres à la politique de cohésion.

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Quand le politique opportuniste révèle son vrai visage !

Publié le 3 mars 2011

Les campagnes électorales ont ceci d’intéressant qu’elles permettent à certains responsables politiques de s’exprimer sur des sujets qui d’ordinaire ne font pas partie de leur centre d’intérêt premier : c’est le cas du député de la deuxième circonscription lors de son passage dans l’émission « la voix est libre » sur France 3 Limousin, le samedi 19 février dernier. Il s’est, ce jour là, montré, entre autres, comme le grand défenseur des établissements scolaires, tout en soutenant la politique de destruction du système éducatif menée par le gouvernement avec la suppression de 16.000 postes d’enseignants à la prochaine rentrée, décision qu’il a votée en adoptant la loi de finances 2011 et dont il a bien du mal à assumer les effets localement.

Il s’est pour l’occasion présenté comme le grand défenseur de, je le cite « l’EMB » – aujourd’hui appelé LMB – et était favorable à l’ouverture d’une section en restauration du patrimoine – section déjà ouverte au CFA grâce aux différentes initiatives locales dans le domaine de la restauration – et de déplorer que l’établissement ne soit pas inscrit dans un PER. Je tiens à préciser à monsieur Auclair, que s’il s’intéressait un tant soit peu à ce qui se passe dans cet établissement, il saurait que le lycée est partenaire d’un PER (Pôle d’Excellence Rurale), un projet entièrement dédié au bâtiment et à l’éco-réhabilitation, un projet qui s’inscrit totalement dans les préconisations du grenelle de l’environnement, de la prise en compte des économies d’énergie dans le bâtiment et des méthodes de constructions innovantes. Le lycée et ses partenaires attendent avec impatience la décision des autorités de l’Etat pour savoir s’ils sont retenus ou non.

Mais nul doute que, dans l’esprit du député de cette circonscription, ce projet ne peut et ne doit pas aboutir ou du moins n’a pas « sa bénédiction » puisqu’il s’agit d’un projet porté par le conseil général qui a fédéré les initiatives, et qu’à ce titre il ne peut pas mériter l’intérêt de l’Etat qu’il soutient. C’est là que le politique opportuniste révèle à tous son vrai visage : celui de l’incohérence entre ses propos locaux et ses décisions parisiennes, sans oublier sa méconnaissance totale des véritables dynamiques porteuses d’avenir pour la Creuse.
Mais qui osait croire encore l’inverse ?

Communiqué de presse diffusé le 3 mars 2011

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